Le Domaine

C'est au milieu des collines face aux sommets de la grande chaine sauvage des Pyrénées : c'est le pays de Ribonnet. L'histoire y déroule tranquillement son cours, attirant les marcheurs des siècles et l'audace des aventuriers. C'est caché sous le nez de tous et pourtant ignoré des grandes routes de la plaine d'en bas, où ça va vite. 

historique

On y fait du vin, à nouveau et depuis les années soixante-dix. Christian Gerber, Suisse un peu rebelle, un peu anarchiste, poussé par un père sévère et avisé, s'est mis en tête de faire revivre un terroir que les Anciens avaient élu. Il y a planté quinze cépages, transformant ses coteaux en jardin de Bacchus libéré des contraintes de la fée sourcilleuse INAO. Plantation cosmopolite pacifique où l'armée végétale abrite les individus les plus différents, pour former des cohortes apaisées au service d'un seul combat, celui du bon goût, avec pour seule arme, la curiosité libre et élective d'un vigneron-chercheur.

Quinze centurions pour démontrer la pertinence d'une réflexion agronomique conduisant à l'élaboration des cuvées riches, profondes et belles, remèdes contre l'ennui et l'uniformité. Certains de ces vins sont préparés en faible quantité, friandises rares, merveilles de finesse et d'esthétique. Les expatriés, cobayes d'un métissage œnophile, Chenin, Chardonnay, Aligoté, Syrah, Pinot noir, viennent ici apporter l'originalité de leur gamme chromatique pour assembler des notes inspirées sur la portée musicale des saveurs : perles de sensations neuves, exotiques, aux côtés des classiques et élégants Cabernet-sauvignon, Cabernet-franc, Tannat et Cot. Et puis ce lieu souffle sa grâce à ceux qui l'approchent. Clément Ader, aventurier de la téléphonie et pionnier de l'aviation, y vint reposer son esprit inventif et créa les premières cuves de vinification habillées de verre, Christian Gerber porté par la majesté de l'endroit y exerce, digne successeur de son glorieux ainé, son flair au tâtonnement éclairé.

Ribonnet impose la loi de sa beauté aérienne entrainant son propriétaire dans une démarche de respect et de défense de l'environnement : une source d'eau jaillit au creux d'un vallon, il l'a nommée Estelle, en hommage à la voûte silencieuse, parsemée d'étoiles, suspendue au-dessus de cet univers de quiétude pastorale. C'est l'eau que l'on boit à Ribonnet qu'il veut protéger, sauver, un idéal de pureté, parti pris écologique et économique. Les ancêtres avaient choisi pour blason, le calice de Dieu surmonté d'un dauphin, signalant aux générations futures, la place bienveillante de l'eau sur cette terre au croisement de trois vallées Lèze, Ariège et Garonne. Les premières étoiles s'allument au-dessus de la « cordillère » pyrénéenne, l'A380 du soir, héritier des biplans de l'Aéropostale, s'envole vers l'Amérique du Sud ; à son bord des amoureux du bout du monde, plus chanceux que leurs ainés qui n'avaient que les mots et le courage des grands pionniers pour porter le feu de leur désir au-delà des mers. Au comptoir de Ribonnet. Christian accueille les copains, les clients autour d'un verre et les conversations roulent bruyantes et chaleureuses sous le grand ciel turquoise où Clément Ader veille, assis sur une aile d'ange.

Au tout début du XX ième siècle, ce fut au tour du célèbre ingénieur Clément Ader d'investir les lieux. Ce père de l'aviation marqua de son empreinte le domaine.

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Cet ingénieur français, né à Muret, s'illustra pour la première fois en 1890. Avec son monomoteur Eole I, il inaugura le premier vol au monde, sur 50 m.

Il modifia, améliora le vignoble et remplaça les plants détruits par le phylloxera par des plants hybrides .Il rénova la cave à l'aide de techniques plus modernes en construisant notamment des cuves de stockage recouvertes de pavés de verre pour assurer l'étanchéité (encore en place à ce jour). Dès lors le domaine prit un nouvel essor.

Le financement de ses études pour l'aviation, les investissements à Ribonnet, la diminution de la consommation de vin après la première guerre mondiale l'ont ruiné.

Peu avant sa mort en 1923, Clément Ader a vendu la propriété à une famille belge.

C'est en 1974 que Christian Gerber, issu d'une famille d'agriculteurs suisses, reprend le Domaine.

Il entreprend alors un gros travail d'arrachage des vignes présentes issues de plants hybrides afin de les remplacer par des cépages nobles.

Il sera accompagné dans son engagement et sa réussite, dès le début par sa famille et par des collaborateurs compétents.

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Les deux activités principales du Domaine de Ribonnet se concentrent autour de la vigne et des céréales.

Ces deux types de culture ont toujours existé au sein du Domaine de Ribonnet et la tradition est perpétuée de nos jours.

Nous travaillons 200 hectares en céréales en nous spécialisant vers de nouvelles cultures en agriculture biologique.

Ainsi nous cultivons du lin, fenugrec, sarrasin, épeautre, lentilles, carthame, tournesol et millet. D'autres cultures plus traditionnelles tel les pois, le blé ou encore le soja sont travaillés sur nos terres.

La surface en vigne, elle, est de 20 hectares et est exclusivement conduite en agriculture biologique.

De nouvelles diversifications sont à prévoir dans nos assolements, tout en continuant notre esprit d'innovation et du respect de nos sols.

La partie historique du chai tricentenaire jouxte le château. La modernisation et l'agrandissement ont été initiés par Clément Ader qui a fait construire des cuves de conception avant-gardiste. En 1979 un incendie a partiellement détruit les équipements et lors de la reconstruction, la famille Gerber a doté Ribonnet d'installations bénéficiant des techniques plus modernes.

Aujourd'hui, la cave dispose d'une capacité de stockage de 3000 hectolitres en cuve inox et en fûts de vieillissement en bois de chêne renouvelés régulièrement.

La partie ancienne des cuves construites par Clément Ader a été transformée en chai de vieillissement pour les fûts. A l'intérieur de ces alcôves, on peut imaginer que les barriques reposent dans des petites chapelles bien protégées par les esprits du vin.

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Le plus important pour réussir un vin qui reflète son terroir et son millésime est d'avoir une vendange qui soit la plus saine possible.

Partant de ce constat, l'intervention au chai doit être la plus minime possible.

C'est pourquoi, nous nous efforçons d'être le moins interventionniste possible.

Nous élevons une partie de nos vins en levures indigènes quand la récolte nous le permet, dans le cas contraire nous utilisons exclusivement des levures exogènes biologiques et neutres, qui ne dénaturalise pas le goût initial du fruit.

Chaque cépage est vinifié séparément en raison des maturités optimales à atteindre lors de la vendange. Ils sont vinifiés en fonction de leurs caractéristiques. Les extractions de tanins, polyphénols sont essentiellement réalisés en début de fermentation alcoolique pour obtenir des tanins plus fondus.

La fermentation malolactique se fait naturellement en fûts de chêne, souvent stoppé en hiver à cause du froid, elle reprend tout naturellement au printemps qui suit.

Les vins sont ensuite élevés en fûts de chêne ou en cuve inox suivant le profil de vin recherché.

L'utilisation du dioxyde de soufre (SO2 ou sulfites) qui reste souvent impondérable à la vinification est utilisé au strict minimum et placé de manière stratégique.

Le calendrier lunaire est également pris en compte pour les différentes opérations au chai, par sa compréhension, il permet de relever le potentiel de nos vins.

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